
période pré-universitaire J’ai grandi en banlieue de Montréal. Ma principale activité était de regarder passer les nuages. De temps à autres, je reproduisais au crayon des personnages de la chapelle Sixtine pour impressionner mon entourage. J’étais bien heureux lorsque je fus assez grand pour avoir un appareil photo. Je photographiais alors les nuages. C’est à peu près à cet âge que j’ai touché la première fois à la peinture. Je copiais les grands maîtres à partir des minuscules reproductions dans le dictionnaire Larousse. Ma dextérité et mon goût pour le dessin et la peinture ont fait naître une crainte chez mes parents. Aussi, de façon régulière, ma mère me demandait-elle ce que je voulais faire plus tard. Chaque fois, avant que je ne réponde, elle disait rapidement: “En tout cas, Van Gogh est mort seul et les doigts pleins d’ampoules”. A l’âge des études post-secondaires, peu sûr de ce que je voulais faire de ma vie et ne voulant surtout pas finir avec des ampoules, j’ai laissé mes parents m’inscrire en sciences pures. Mais les sirènes chantaient. Deux ans plus tard, je débutais des études en arts visuels. Je n’ai jamais regreté cette décision.
l’apprentissage des arts Aussitôt que je trouvai la sagesse de renoncer au prestige que pouvait me procurer mon habileté, je me suis donné entièrement à l’exploration de ce monde nouveau, celui des arts contemporains, monde où il semblait possible de tout faire avec rien. Je n’avais en tête que les Picasso, Rainer et Basquiat. Je peignais beaucoup, surtout la nuit, sans jamais rien achever ou rarement. Je me nourrissais peu et surtout de café. C’est à regret que je m’endormais sur le plancher de mon appartement sans meubles, au milieu de mes toiles, pots et pinceaux. De cette période, j’ai conservé peu d’oeuvres. Seulement qu’une meilleure idée de ce que je voulais. Pas encore une assez précise de ce que je ne voulais pas.
résidus de sous-sol et autres élucubrations Pendant de longues années, j’ai peint et dessiné. J’ai vu une vie tranquillement se bâtir autour de moi. Un mariage, deux enfants, une maison et quelques poignées d’amour plus tard, je ne faisais plus que dessiner, soucieux de réduire coûts, espace et temps consacrés à la création. Je suis sorti subitement de l’isolation lorsque j’ai découvert un medium qui me convenait mieux, l’image numérique. Je n’ai pas d’ampoule, mais les doigts rongés jusqu’à l’os.

formation
1990
Baccalauréat arts plastiques, Université du Québec à Montréal
expositions récentes
2012
Gratias – Le Dressing, Paris
2011
Acrobates – Ramon Alva de la Canal, Xalapa (solo)
The Ties that Bind – The Firehouse Gallery, New York (groupe)
A corps perdus – La Récréation, Montréal (solo)
2010
Déconnexion imminente – Voix visuelle, Ottawa (groupe)
Collection Kérosène – Tautem, Montréal (solo)
2009
A corps et à cris – Kérosène, Montréal (solo)
A Book About Death – Emily Harvey, New York (groupe)
2008
Super Powers – Johannesburg (groupe)
événements
2010
Fire, expovente – Montréal
2009
Mostra, piazza san sepolcro – Cagliari, Italie
publications
2011
BAP Quarterly, #1
2010
Art-Nouveau Magazine, #1
collections
Museum of Modern Art, New York
MoMA Wales, Royaume uni
Los Angeles County Museum of Art
